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  • Je suis passionné par le sens spirituel de la vie. Je me situe comme disciple du Christ ayant trouvé un grand enrichissement dans l'Hindouisme et les nouvelles quêtes spirituelles. J'ai eu un maître tantrique.

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Spiritualité

Jeudi 27 octobre 2011 4 27 /10 /Oct /2011 10:52

Abandonnons les discussions sur les origines du mot "religion" et passons tout de suite à ce qu'il signifie pour nombre de nos contemporains. Il évoque, évidemment, un groupe concerné par l'ultime, par un au-delà qui permette de projeter quelque lumière sur les énigmes du monde. Mais il revêt désormais une consonance souvent péjorative. Non seulement les intégrismes violents sont passés par là, mais l'idée continue de s'imposer que la religion véhicule une morale étroite, des dogmes arbitraires ainsi que des rites sans âme. En résumé : moralisme, dogmatisme et ritualisme.

La dégradation de la morale conduit à une pratique tournant sur elle-même et se justifiant par elle-même, au lieu d'être l'expression épanouie d'une expérience intérieure et le soutien conscient du vivre ensemble. Si l'authentique sens social diminue, il faut alors lui substituer un arsenal de lois. Quant à elle, la pratique d'un moralisme effréné enserre dans un carcan les grand dynamismes de la vie, qu'elle dessèche et paralyse. Un problème du même genre  se pose  aussi dans les démarches spirituelles si désincarnées qu'elles en deviennent inhumaines. Ce ne sont pas ces évanouis céléstes qui sauveront une planète dont ils ont totalement décroché.

Car il existe bel et bien des religions et des groupuscules religieux pour qui la vie terestre et sa transfiguration n'ont aucun intérêt. Seul vaut le monde d'en-haut et d'ensuite. Tout cela ne peut que donner une image inhumaine d'un religieux jouant Dieu contre l'homme. Or, selon Sri Aurobindo, la vraie spiritualité "n'est pas hostile à la vie" et le monde n'est pas une illusion dont il faudrait se débarrasser au plus vite. Aussi son disciple français Satprem a-t-il audacieusement intitulé un de ses livres "Le Matérialisme Divin".

Une démarche intérieure totalement éthérée ne correspond pas à la demande d'intégralité qui habite de plus en plus nos contemporains. Elle ne vise que la moitié de l'homme. Elle ne se préoccupe pas de ses régions les plus obscures et elle n'envoie aucun message de transformation sociale. Or, pour Sri Aurobindo, c'est bel et bien l'homme tout entier qui est perfectible , et pas seulement ses zones prétendument supérieures.

"Cette querelle de la terre et du ciel, écrit-il, est encore plus stérilisante si la spiritualité prend l'aspect d'une religion de douleur", de"cauchemar". Pour lui, tout pessimisme sur les capacités de transformation du monde est une trahison de l'Energie divine dans son pouvoir infini d'influencer le fini et de le soulever jusqu'au Divin. Ni les matérialistes, ni les désincarnés, ne peuvent guider l'évolution en s'en prétendant les moralistes ou les législateurs.

La vraie intériorité, tout comme la vraie morale, ne vise donc pas à détruire la vie. Elle l'aide, au contraire, à se canaliser et à évacuer ce qui l'empêche de se précipiter en-avant vers un monde neuf, sans fuite vers le haut et sans chute vers le bas.

Par Premdas - Publié dans : Spiritualité
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Samedi 28 mai 2011 6 28 /05 /Mai /2011 08:10

Keshab Chandra Sen est un Indien peu banal du XlXème siècle. Ce que je trouve passionnant dans sa vie, c'est qu'a été sans cesse en mouvement. Il était un chercheur -et donc un découvreur- permanent. Sa mère lui avait inculqué un amour de l'harmonie et une soif de tolérance dont il fera preuve toute sa vie.

Il fait ses études dans une célèbre université anglaise où il entre en contact avec le protestantisme. Il y perd confiance en la dévotion hindoue aux "idoles". Mais il évoluera sur ce point et déclarera plus tard que statues et images sont respectables en tant qu'expressions directes de l'Etre unique. Il entend une voix en lui qui lui déclare : "Prie et tu seras sauvé. Ton caractère s'améliorera. Tu recevras tout ce qui te manque".

Il se retrouve partagé entre sa propre tradition et ce qui lui vient de l'occident. Il se lance dans la lecture de la Bible et se fait accuser d'être devenu chrétien -une accusation très grave et très dangereuse (risque de rejet total de la caste et de la famille). Il se sent attiré par le célibat mais, la pression sociale l'ayant amené au mariage, il aura des enfants.

Meneur et organisateur, dès 18 ans, il lance divers groupes, soit pour aider les défavorisés (dont les femmes), soit pour développer la culture, soit pour aider à la vie spirituelle.. Le plus célèbre et le plus durable sera le "Brahmo Samaj" ou "Assemblée divine". On y renonce à sa caste et aux liturgies "idolâtres". On y étudie à la fois la Bible et les Ecritures hindoues. L'association et son fondateur deviennent célèbres jusque dans les villages les plus reculés.

Dans le grand hall des conférences de Calcutta, Sen entame une série d'exposés annuels qui révèlent son évolution personnelle. Dès sa première intervention, il affirme sans ambages que Jésus est devenu le centre de sa vie. "Jésus, déclare-t-il, est le plus grand et le plus authentique bienfaiteur de l'humanité". Et il fait l'éloge des missionnaires chrétiens. Il prêche en faveur d'une harmonie anglo-indienne. Il rappelle que Jésus était un asiatique. Résultat : protestation des hindous qui estiment que Sen est en train de se convertir à la foi chrétiene. D'où un second discours sur les grands hommes : Luther y sera cité...mais pas Jésus! Sen restera toute sa vie inclassable, aussi bien pour les hindous que pour les chrétiens. Dans un autre discours, il prendra du recul vis à vis du courant le plus répandu de l'hindouisme en affirmant que le monde est réel et que l'âme humaine est différente du Divin.

Arrive alors dans sa vie un événement capital : il part en Grande Bretagne où il découvre une société bien éloignée d'une vie selon l'évangile, contrairement à ce qu'il avait naïvement imaginé. "Le résultat de ma visite en Grande Bretagne, dira-t-il à son retour, est que j'y suis parti comme indien et que j'en suis revenu comme indien confirmé; que j'y suis allé comme théiste et que j'en suis revenu comme théiste confirmé". Sensible jusque là à l'apport de l'occident à l'orient, il réalise tout l'apport que l'orient peut apporter à l'occident. "Dois-je avaler, se dit-il, toute la théologie présentée au monde comme étant le christianisme? Ou y a-t-il quelque chose de plus simple?" Il exprime son problème dans la prière et, raconte-t-il," la réponse que je reçus fut que, si j'aimais mon Dieu avec tout moi-même et si je servais l'homme comme mon frère...je serais assuré d'hériter la vie éternelle". "Jésus n'est pas une proposition à croire". Le christianisme est d'abord quelqu'un à aimer".

Il crée l'Eglise de la Nouvelle Dispensation, c'est à dire d'une nouvelle ère de salut pour l'Inde, "un nouveau développement des dispensations passées". Le salut semble pour lui un accomplissement plutôt qu'une réparation. Il se réalise non par une "machinerie sophistiquée" (les Eglises), non par une "volumineuse théologie", mais par un pouvoir; en effet, la parole de Dieu est avant tout un pouvoir, et non une matière à réflexion et à débats. Il progresse vers une adhésion de plus en plus précise au Credo chrétient, jusqu'à intituler une de ses dernières conférences: "Ce merveilleux mystère : la Trinité".

Comme beaucoup d'Indiens, il meurt du diabète le 8 janvier 1884.


Par Premdas - Publié dans : Spiritualité
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Dimanche 24 janvier 2010 7 24 /01 /Jan /2010 10:26
         En son essence, l'Evangile n'est pas parole de Loi, mais parole qui donne que je fasse, que je puisse.
        Jésus a deux dimensions : être vers (le Père) - être avec (les hommes).
Je ne connais la semence que par le fruit. Je ne connais l'Ecriture qu'à partir de la Résurrection qui en est le fruit.
        Au tout début de l'évangile   de Jean, le"commencement" est l'inaugural,  l'instaurant qui ouvre et qui maintient.
        "Tu es mon Fils" est la déclaration d'Amour  (agapè) qui ouvre l'Evangile et qui ne s'adresse pas seulement à Jésus mais à tous les hommes. Nous ne sommes pas Fils à côté de Jésus. Jésus est le Fils unifiant; les hommes sont les "enfants" unifiés dans le Fils unifiant. C'est une façon de dire la Résurrection.
        La question de l'Evangile n'est pas "Qui a créé le monde?" mais "Qui règne?". Sa réponse : nous sommes sous le règne de la mort et du meurtre.
        La vie a un rapport complexe avec la mort. La mort est un des lieux les plus essentiels de la vie.
        Chaque point de notre vie est à la fois mort et vie.
La mort du Christ est un bonheur absolu pour l'humanité.
        La mort n'est pas pour la mort.
La bienheureuse mort du Christ est assumée sur un mode qui inverse le sens de la mort.
        Jésus change le sens de la mort en en faisant le lieu d'une pure donation.
Ce qui régit les rapports humains n'est ni le droit, ni le devoir, mais le don.
        Quand je ne parle qu'en termes de droit et de devoir, je n'ai pas encore entendu le premier mot de l'Evangile.
          Aimer, ce n'est pas donner. C'est SE donner.
        La vie du Christ est donnée avant dêtre prise : on ne peut donc pas la prendre. L'acquiescement du Christ à sa mort change le sens de sa mort.
        L'Evangile est dénégation de la mort : c'est la mort traversée par la Résurection.
Jésus donne sa vie et la reprend chargée de nous.
        Le Je christique de Résurrection nous inclut. C'est un Je plus grand. Il s'agit de revisiter ma naissance. Mon je natif n'épuise pas ce que je suis. Il existe un "Je majeur" (mais insu) dont l'essence est la donation. Il s'agit d'accéder à la dimension de Résurrection et de me réidentifier dans cette direction.
        Le "monde" est la région de la mort parce qu'il est crispation dans la solitude, refermement sur soi. Or le propre de l'homme est d'être hors de soi; son propre est d'être "ouvert à". L'homme assure son in-stance dans la mesure où il accepte d'être une ex-stance. La prise est méprise.
        Le Christ est "venir". Ceci n'est pas à mettre en rapport avec l'incarnation mais avec la Résurrection. Jésus vient à nous comme Ressuscité. Cela implique un départ. Jésus vient vers nous pour autant qu'il va au Père et qu'il est dans sa dimension de Fils.
Tous les chapitres de Jean racontent l'accomplissement de l'humanité. Par l'homme accompli est manifesté le Fils de Dieu.

                       Perles glanées au cours d'un enseignement sur l'Evangile de Jean

Par Premdas - Publié dans : Spiritualité
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Mardi 21 avril 2009 2 21 /04 /Avr /2009 10:22

Super! Figure-toi que j'ai eu la chance de participer à une session de quatre jours sur l'Ennéagramme. Ce mot bizarre désigne un système psychologique qui tente de mettre de l'ordre dans la multitide bigarrée des humains que nous sommes. Selon lui, nous pouvons tous être ramenés à neuf types d'homme fondamentaux. Le mot vient en effet du grec "ennea" qui signifie "neuf".

Neuf, et pas un de plus. Car, si tu ne parviens pas à déterminer ton type,, ou bien si le type qui te semble coller le mieux à ton caractère ne te plait pas, tu risque de te dire qu'il faudrait créer un dixième type qui te conviendrait mieux! Mais non! Il faut voir la réalité en face et l'accepter.

Nous étions 17, en comptant l'animateur. Celui-ci s'est montré à la fois compétent et pédagogue, usant d'humour et se mettant lui-même en cause. Il était quelque chose comme un participant plus avancé. Et il a détendu l'atmosphère en rappelant, à plusieurs reprises, qu'il n'y avait pas de type supérieur à un autre.

Ainsi le groupe est vite devenu très amical, chacun se moquant un peu de lui-même en découvrant,à l'occasion d'une réaction ou d'une réflexion spontanées, qu'il était bien un "quatre" ou un "neuf".

L'Ennéagramme est utilisé dans les milieux soufis par les maîtres à qui il permet de mieux connaître leurs disciples pour mieux les aider. Il rend en effet possible de dégager les grandes lignes de ce que les débuts de la vie ont fait de toi.

Cela ne signifie pas que tous les membres relevant d'un même type se ressemblent trait pour trait. Les choses sont plus complexes car d'autres éléments ont pu intervenir, en particulier le travail sur soi. Et puis on subit généralement l'influence d'un numéro voisin, une "aile" comme on dit. Le danger serait de classer absolument et définitivement quelqu'un comme s'il était irrémédiablement bloqué, sans aucune capacité d'évolution. Cependant, selon la tradition de l'Ennéagramme, les grandes tendances naturelles subsistent toujours.

Ma conclusion : un bon moyen d'avancer dans la connaissance de soi et la compréhension des autres. Evidemment, ce n'est pas une psychanalyse!

Par Premdas - Publié dans : Spiritualité
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