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  • : Spiritualité religion sens de la vie
  • : Je suis passionné par le sens spirituel de la vie. Je me situe comme disciple du Christ ayant trouvé un grand enrichissement dans l'Hindouisme et les nouvelles quêtes spirituelles. J'ai eu un maître tantrique.

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Dimanche 24 janvier 2010 7 24 /01 /2010 10:26
         En son essence, l'Evangile n'est pas parole de Loi, mais parole qui donne que je fasse, que je puisse.
        Jésus a deux dimensions : être vers (le Père) - être avec (les hommes).
Je ne connais la semence que par le fruit. Je ne connais l'Ecriture qu'à partir de la Résurrection qui en est le fruit.
        Au tout début de l'évangile   de Jean, le"commencement" est l'inaugural,  l'instaurant qui ouvre et qui maintient.
        "Tu es mon Fils" est la déclaration d'Amour  (agapè) qui ouvre l'Evangile et qui ne s'adresse pas seulement à Jésus mais à tous les hommes. Nous ne sommes pas Fils à côté de Jésus. Jésus est le Fils unifiant; les hommes sont les "enfants" unifiés dans le Fils unifiant. C'est une façon de dire la Résurrection.
        La question de l'Evangile n'est pas "Qui a créé le monde?" mais "Qui règne?". Sa réponse : nous sommes sous le règne de la mort et du meurtre.
        La vie a un rapport complexe avec la mort. La mort est un des lieux les plus essentiels de la vie.
        Chaque point de notre vie est à la fois mort et vie.
La mort du Christ est un bonheur absolu pour l'humanité.
        La mort n'est pas pour la mort.
La bienheureuse mort du Christ est assumée sur un mode qui inverse le sens de la mort.
        Jésus change le sens de la mort en en faisant le lieu d'une pure donation.
Ce qui régit les rapports humains n'est ni le droit, ni le devoir, mais le don.
        Quand je ne parle qu'en termes de droit et de devoir, je n'ai pas encore entendu le premier mot de l'Evangile.
          Aimer, ce n'est pas donner. C'est SE donner.
        La vie du Christ est donnée avant dêtre prise : on ne peut donc pas la prendre. L'acquiescement du Christ à sa mort change le sens de sa mort.
        L'Evangile est dénégation de la mort : c'est la mort traversée par la Résurection.
Jésus donne sa vie et la reprend chargée de nous.
        Le Je christique de Résurrection nous inclut. C'est un Je plus grand. Il s'agit de revisiter ma naissance. Mon je natif n'épuise pas ce que je suis. Il existe un "Je majeur" (mais insu) dont l'essence est la donation. Il s'agit d'accéder à la dimension de Résurrection et de me réidentifier dans cette direction.
        Le "monde" est la région de la mort parce qu'il est crispation dans la solitude, refermement sur soi. Or le propre de l'homme est d'être hors de soi; son propre est d'être "ouvert à". L'homme assure son in-stance dans la mesure où il accepte d'être une ex-stance. La prise est méprise.
        Le Christ est "venir". Ceci n'est pas à mettre en rapport avec l'incarnation mais avec la Résurrection. Jésus vient à nous comme Ressuscité. Cela implique un départ. Jésus vient vers nous pour autant qu'il va au Père et qu'il est dans sa dimension de Fils.
Tous les chapitres de Jean racontent l'accomplissement de l'humanité. Par l'homme accompli est manifesté le Fils de Dieu.

                       Perles glanées au cours d'un enseignement sur l'Evangile de Jean

Par Premdas - Publié dans : Spiritualité
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