Dimanche 2 mars 2008
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K-C. Sen joua un rôle capital dans le réveil de l'Inde au 19ème siècle. Il a tenté une synthèse entre Hindouisme et Christianisme.
Parmi les célèbres conférences que prononça Sen dans le grand hall de Calcutta, il y en eut une qui causa bien des remous. En
effet, lui qui était d'origine hindoue, avait audacieusement intitulé son exposé : "Ce merveilleux mystère : la Trinité" !
Jésus avait toujours été pour lui un personnage capital . Vers la fin de sa vie, il explique donc ce qu'il a compris de lui. Il déclare
que
Jésus est d'abord Fils et que, de tout temps, il vit dans et de la relation à un Père. Tous deux "irradient l'un vers l'autre" et "se perdent dans l'éblouissante splendeur de
l'Un suprême". Cette relation est structurale et inamovible : jamais le Fils ne se métamorphosera en Père. Autrement dit, l'unité est habitée par une dualité indestructible. L'Un s'y réconcilie
avec le Multiple.
Jésus est aussi
le Ressuscité. Ici Sen se démarque de certains courants religieux asiatiques en précisant qu'il ne s'agit pas là
d'une immersion dans le Divin jointe à une disparition de l'humanité. Aussi Jésus est-il toujours avec Dieu "comme son fils humain". Jésus étant pour lui essentiellement et définitivement
fils, Sen déclare : "Je vais à mon Christ pour apprendre ce que doit être un fils. Dieu m'enseigne la divinité. Le Christ m'enseigne l'humanité.
Qu'est-ce que le Christianisme sinon la
religion de l'humanité? ou même le culte de l'humanité?"
En vénérant le Christ, nous rendons un culte à un frère - "étrange culte". "C'est la gloire du Christianisme qu'il ne soit pas seulement
la religion de la Divinité,mais aussi, et d'une manière éminente, la religion de l'humanité".
Par Premdas
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Jeudi 31 janvier 2008
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17:57
Que n'a-t-on pas dit sur ce pauvre Jésus ! Et pourtant, j' ai assisté
récemment à une conférence où ce que j'avais déjà entendu a été dépassé, pulvérisé ! Certains, ça je le savais, pensent que Jésus n'était pas Dieu au départ, mais qu'il l'est devenu au moment
de son baptême. Ce serait seulement à partir de ce moment-là que le Christ est venu habiter en lui.
J'avais aussi lu que certains croient en deux Jésus. Chacun représenterait une des deux
lignées de l'humanité, l'une plutôt de type asiatique, l'autre plutôt de type judéochrétien. Les deux Jésus se retrouvent en même temps dans le même lieu : le temple de
Jérusalem. Et alors l'essentiel de l'un passe dans l'autre, produisant le Jésus authentique et complet, vrai représentant de l'humanité dans ses deux lignées.
Selon d'autres encore, Jésus est mort au Cachemire où se trouverait son tombeau (dont j'attends
toujours que quelqu'un me fournisse l'adresse). J'ai eu l'occasion de lire un livret rédigé par un moine errant indien chrétien. Apprenant que certains véhiculaient l'idée d'une fin de vie de Jésus
au Cachemire, il se lança dans une enquête qui vérifierait le bien-fondé de cette assertion. Et il souhaitait qu'elle soit vraie car il aurait été heureux que Jésus ait vécu dans sa
propre patrie. A sa grande déception, il dut reconnaître que tout cela était faux.
Mais venons-en à ma conférence. On enseignait là aussi que Jésus, n'étant pas mort sur une croix, avait passé ses
derniers jours au Cachemire. Plus fort : il y avait eu des enfants. Plus fort encore : à notre époque, un descendant de Jésus, un "juif kashmiri" (sic), a hébergé la conscience
christique, devenant, en quelque sorte, la réincarnation de Jésus. Et il est allé accomplir sa mission en Iran.
Tenez-vous bien : vous le connaissez. Il s'agit - toujours plus fort ! - de l'ayatollah Khomeiny. Son rôle était
de faire ressortir le négatif de l'Islam en vue de le purifier. Sommet : lorsque l'on regarde la photo de ce saint Khomeiny, on reconnaît Jésus, en plus âgé. Heureuses gens qui ont eu la grâce
insigne de mettre la main sur une photographie de Jésus !!!
Par Premdas
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Samedi 26 janvier 2008
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19:04
Il y a 30 ans, je suis allé en Inde afin d'y prendre contact avec un maître que je n'avais rencontré qu'un cout moment mais qui
m'avait impressionné. Il m'a essentiellement demandé de méditer deux fois par jour, pendant 30 minutes et à heure fixe. On m'avait chanté les louanges de ce maître du tantra cachemirien. Il
était très puissant. Je m'attendais donc à de merveilleuses méditations pleinesdedécouvertes transcendantes et agréables.
Je me suis donc lancé avec enthousiasme dans l'aventure, mais j'ai bien vite déchanté. A ma profonde déception, c'est en effet l'ennui qui s'est
présenté. Je me suis retrouvé plongé dans un ennui véritablement mortel, d'un poids, d'une épaisseur et d'une obscurité tout à fait indescriptibles. Parfois, n'y tenant plus, je regardais ma montre
et je me disais : "Encore dix minutes...encore cinq minutes".
Mais, au bout d'un long temps de cette activité immobile et crucifiante(plusieurs années), il m'a été donné de réaliser que je me souciais trop de méditer
pour moi, pour progresser, pour réaliser mon idéal. J'ai alors fait comme un saut dans la gratuité. Et je me suis mis à m'asseoirn, non plus pour moi-même, mais pour un Au-delà de
moi-même.
En somme, je me suis alors assis pour rien - mais un rien qui mériterait peut-être une majuscule. "Le juste vit sans pourquoi" prêchait
maître Eckhart. 'La rose vit sans pourquoi" écrira plus tard Angelus Silesius. J'ai donc commencé à être libéré du "pourquoi" et du "parce que". Je me suis timidement lancé dans une voie plus
dégagée des impératifs du mental.
Par Premdas
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Vendredi 11 janvier 2008
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19:13
Il y a 12 jours, j'ai participé à une recontre interspirituelle de 52 heures. Nous étions 24, de tous
âges. Des membres de 3 religions étaient présents : Baha'is, hindous et chrétiens. Nous désirions nous rencontrer au niveau le plus profond, celui de l'expérience spirituelle. Pas question, donc,
de partir dans des échanges théologiques ou métaphysiques. Il ne s'agissait pas d'être savant mais d'être branché.
C'était du sérieux ! Méditation à 6h30 suivie d'une heure d'exposé sur la recherche intérieure. A la suite
du petit déjeûner se déroulait une journée bien pleine : réunions en grand groupe ou en ateliers, temps desolitude. Tout cela prenait diverses formes, y compris ludiques.
J'ai beaucoup apprécié une rencontre de création de textes. C'était une sorte d'écriture intuitive. Il
s'agissait de s'asseoir confortablement sur sa chaise, un stylo à la main, devant une feuille de paier. Il nous a été conseillé de fermer les yeux, de respirer lentement et d'apaiser notre mental.
Des mots, nous a-t-on dit, se présenteraient alors à notre esprit. Et, surprise, ils se sont présentés ! Nous les écrivions, yeux fermés. Puis il nous a été demandé d'ouvrir les yeux et
de rédiger un texte à partir de ces mots .
Ensuite, beaucoup ont accepté de lire leur texte à voix haute. C'était stupéfiant ! Les textes dégageaient un optimisme
étonnant. Comme si chacun, au-delà de l'ombre de ses problèmes, cachait en lui un espace de lumière et d'espoir.
Par Premdas
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Vendredi 11 janvier 2008
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10:56
J'ai envie de partager avec toi un échange que j'ai eu le plaisir de vivre hier soir. Des "marcheurs" ont
parlé de ce que leur apportait l'expérience de la marche, soit en solitaire, soit en groupe. Le temps que les uns et les autres y avaient consacré variait : de quelques jours...à 11 mois (pour un
pélerinage à Jérusalem).
Je me suis aperçu que la marche représentait bien plus qu'une simple action physique, en écoutant chacun
dire l'enrichissement qu'elle lui avait apporté :"On est réduit à l'essentiel", "on s'aperçoit qu'il est possible de vivre plus simplement qu'on ne nous le fait croire dans notre société de
marchandise", "Ca allège, ça dépouille",
"On est plus vivant en marchant".
Marcher, c'est "aller vers un ailleurs"; "On fait du ménage intérieur"; "On se retrouve seul et on se
mesure";"La marche révèle nos faiblesses et nos peurs", "nos turbulences affectives", "nos angoisses d'avoir perdu nos repères quotidiens". C'est donc une aventure à tous points de vue.
Mais qu'est-qui est le plus important : la marche elle mëme ou le lieu où elle mène - question qui se pose
particulièrement dans les pélerinages, certains faisant remarquer la richesse d'e l' atmosphère de lieux où des gens ont prié depuis des siècles.
...
et merci à tes yeux de m'avoir écouté.
Par Premdas
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Jeudi 10 janvier 2008
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14:23
Eh oui, j'aime mon ego.Et d'abord parce qu'il n'est pas si égoïste que
tout le monde le prétend. Il n'est ni totalement étroit, ni totalement replié sur lui-même. Au contraire, il relie les diverses composantes de ma personnalité globale. Il me permet de ne pas
éclater en mille morceaux puisqu'il unifie les multiples zones de moi-même.Il me donne de pouvoir dire "Je".
Il me donne aussi de ne pas m'identifier à un rôle, à une fonction sociale par exemple. Il me permet de ne
pas m'identifier à une "caste", une corporation, un milieu social...Je ne suis pas d'abord "monsieur l'avocat" ou "monsieur le maire". J'aime à être pris pour moi-même.
Aimer l'ego ne signifie pas refuser d'avancer encore. Cela signifie que, si je ne suis pas bienveillant
avec lui, il fera grève, se bloquera et refusera de progresser. Selon mon point de vue, l'ego n'a pas à se dissoudre au bénéfice d'un Impersonnel supérieur. Il devrait au contraire bénéficier d'une
surpersonnalisation. Il se muera alors en Personne. Il est un mutant, comme l'ensemble de mon être. Et mon amitié pour lui le poussera à accepter plus volontiers d'évoluer pour
passer à un état plus vaste que son état présent. Non as destruction totale mais relativisation de ce qu'il est pour qu'il s'en remette au dynamisme de plus grand que lui.
Et ballade-toi sur la rubrique
"Pages"
Premdas
Par Premdas
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