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  • Je suis passionné par le sens spirituel de la vie. Je me situe comme disciple du Christ ayant trouvé un grand enrichissement dans l'Hindouisme et les nouvelles quêtes spirituelles. J'ai eu un maître tantrique.

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Jeudi 27 octobre 2011 4 27 /10 /Oct /2011 10:52

Abandonnons les discussions sur les origines du mot "religion" et passons tout de suite à ce qu'il signifie pour nombre de nos contemporains. Il évoque, évidemment, un groupe concerné par l'ultime, par un au-delà qui permette de projeter quelque lumière sur les énigmes du monde. Mais il revêt désormais une consonance souvent péjorative. Non seulement les intégrismes violents sont passés par là, mais l'idée continue de s'imposer que la religion véhicule une morale étroite, des dogmes arbitraires ainsi que des rites sans âme. En résumé : moralisme, dogmatisme et ritualisme.

La dégradation de la morale conduit à une pratique tournant sur elle-même et se justifiant par elle-même, au lieu d'être l'expression épanouie d'une expérience intérieure et le soutien conscient du vivre ensemble. Si l'authentique sens social diminue, il faut alors lui substituer un arsenal de lois. Quant à elle, la pratique d'un moralisme effréné enserre dans un carcan les grand dynamismes de la vie, qu'elle dessèche et paralyse. Un problème du même genre  se pose  aussi dans les démarches spirituelles si désincarnées qu'elles en deviennent inhumaines. Ce ne sont pas ces évanouis céléstes qui sauveront une planète dont ils ont totalement décroché.

Car il existe bel et bien des religions et des groupuscules religieux pour qui la vie terestre et sa transfiguration n'ont aucun intérêt. Seul vaut le monde d'en-haut et d'ensuite. Tout cela ne peut que donner une image inhumaine d'un religieux jouant Dieu contre l'homme. Or, selon Sri Aurobindo, la vraie spiritualité "n'est pas hostile à la vie" et le monde n'est pas une illusion dont il faudrait se débarrasser au plus vite. Aussi son disciple français Satprem a-t-il audacieusement intitulé un de ses livres "Le Matérialisme Divin".

Une démarche intérieure totalement éthérée ne correspond pas à la demande d'intégralité qui habite de plus en plus nos contemporains. Elle ne vise que la moitié de l'homme. Elle ne se préoccupe pas de ses régions les plus obscures et elle n'envoie aucun message de transformation sociale. Or, pour Sri Aurobindo, c'est bel et bien l'homme tout entier qui est perfectible , et pas seulement ses zones prétendument supérieures.

"Cette querelle de la terre et du ciel, écrit-il, est encore plus stérilisante si la spiritualité prend l'aspect d'une religion de douleur", de"cauchemar". Pour lui, tout pessimisme sur les capacités de transformation du monde est une trahison de l'Energie divine dans son pouvoir infini d'influencer le fini et de le soulever jusqu'au Divin. Ni les matérialistes, ni les désincarnés, ne peuvent guider l'évolution en s'en prétendant les moralistes ou les législateurs.

La vraie intériorité, tout comme la vraie morale, ne vise donc pas à détruire la vie. Elle l'aide, au contraire, à se canaliser et à évacuer ce qui l'empêche de se précipiter en-avant vers un monde neuf, sans fuite vers le haut et sans chute vers le bas.

Par Premdas - Publié dans : Spiritualité
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Samedi 28 mai 2011 6 28 /05 /Mai /2011 08:10

Keshab Chandra Sen est un Indien peu banal du XlXème siècle. Ce que je trouve passionnant dans sa vie, c'est qu'a été sans cesse en mouvement. Il était un chercheur -et donc un découvreur- permanent. Sa mère lui avait inculqué un amour de l'harmonie et une soif de tolérance dont il fera preuve toute sa vie.

Il fait ses études dans une célèbre université anglaise où il entre en contact avec le protestantisme. Il y perd confiance en la dévotion hindoue aux "idoles". Mais il évoluera sur ce point et déclarera plus tard que statues et images sont respectables en tant qu'expressions directes de l'Etre unique. Il entend une voix en lui qui lui déclare : "Prie et tu seras sauvé. Ton caractère s'améliorera. Tu recevras tout ce qui te manque".

Il se retrouve partagé entre sa propre tradition et ce qui lui vient de l'occident. Il se lance dans la lecture de la Bible et se fait accuser d'être devenu chrétien -une accusation très grave et très dangereuse (risque de rejet total de la caste et de la famille). Il se sent attiré par le célibat mais, la pression sociale l'ayant amené au mariage, il aura des enfants.

Meneur et organisateur, dès 18 ans, il lance divers groupes, soit pour aider les défavorisés (dont les femmes), soit pour développer la culture, soit pour aider à la vie spirituelle.. Le plus célèbre et le plus durable sera le "Brahmo Samaj" ou "Assemblée divine". On y renonce à sa caste et aux liturgies "idolâtres". On y étudie à la fois la Bible et les Ecritures hindoues. L'association et son fondateur deviennent célèbres jusque dans les villages les plus reculés.

Dans le grand hall des conférences de Calcutta, Sen entame une série d'exposés annuels qui révèlent son évolution personnelle. Dès sa première intervention, il affirme sans ambages que Jésus est devenu le centre de sa vie. "Jésus, déclare-t-il, est le plus grand et le plus authentique bienfaiteur de l'humanité". Et il fait l'éloge des missionnaires chrétiens. Il prêche en faveur d'une harmonie anglo-indienne. Il rappelle que Jésus était un asiatique. Résultat : protestation des hindous qui estiment que Sen est en train de se convertir à la foi chrétiene. D'où un second discours sur les grands hommes : Luther y sera cité...mais pas Jésus! Sen restera toute sa vie inclassable, aussi bien pour les hindous que pour les chrétiens. Dans un autre discours, il prendra du recul vis à vis du courant le plus répandu de l'hindouisme en affirmant que le monde est réel et que l'âme humaine est différente du Divin.

Arrive alors dans sa vie un événement capital : il part en Grande Bretagne où il découvre une société bien éloignée d'une vie selon l'évangile, contrairement à ce qu'il avait naïvement imaginé. "Le résultat de ma visite en Grande Bretagne, dira-t-il à son retour, est que j'y suis parti comme indien et que j'en suis revenu comme indien confirmé; que j'y suis allé comme théiste et que j'en suis revenu comme théiste confirmé". Sensible jusque là à l'apport de l'occident à l'orient, il réalise tout l'apport que l'orient peut apporter à l'occident. "Dois-je avaler, se dit-il, toute la théologie présentée au monde comme étant le christianisme? Ou y a-t-il quelque chose de plus simple?" Il exprime son problème dans la prière et, raconte-t-il," la réponse que je reçus fut que, si j'aimais mon Dieu avec tout moi-même et si je servais l'homme comme mon frère...je serais assuré d'hériter la vie éternelle". "Jésus n'est pas une proposition à croire". Le christianisme est d'abord quelqu'un à aimer".

Il crée l'Eglise de la Nouvelle Dispensation, c'est à dire d'une nouvelle ère de salut pour l'Inde, "un nouveau développement des dispensations passées". Le salut semble pour lui un accomplissement plutôt qu'une réparation. Il se réalise non par une "machinerie sophistiquée" (les Eglises), non par une "volumineuse théologie", mais par un pouvoir; en effet, la parole de Dieu est avant tout un pouvoir, et non une matière à réflexion et à débats. Il progresse vers une adhésion de plus en plus précise au Credo chrétient, jusqu'à intituler une de ses dernières conférences: "Ce merveilleux mystère : la Trinité".

Comme beaucoup d'Indiens, il meurt du diabète le 8 janvier 1884.


Par Premdas - Publié dans : Spiritualité
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Jeudi 23 septembre 2010 4 23 /09 /Sep /2010 10:08

Je suis allé à une conférence proposant des perspectives nouvelles pour la société actuelle. Je voudrais partager avec toi ce qui m'a le plus intéressé, la question du temps.

 

  1. Le temps choisi. Chacun peut s'organiser pour vivre sa vie au mieux. Cependant ses possibilités  individuelles sont aussi fonction de la gestion collective du temps dans la société. C'est le problème d'un temps choisi. Par exemple, tu peux choisir de gagner moins pour être plus en consacrant un quart de tes heures de travail à des études sur un sujet important pour toi mais sans rapport direct avec ton travail. Par exemple, tu n'as jamais étudié la philosophie et tu désires t'y mettre. Peux-tu alors ne travailer que trois quarts de temps? Si oui, tu peux t'adonner à une activité qui non seulement te plaît mais aussi te construit. Ainsi, même si tu souhaites une société plus frugale, tu as droit à un certain luxe qui t'est propre, en l'occurence approfondir le sens de l'existence.
  2. Le temps productif. C'est celui de la profession rémunérée. Il consiste, certes, à gagner sa vie mais il est aussi un service utile à l'ensemble de la société où chacun joue sa partition individuelle pour le bien de toute la collectivité. Fait curieux : il semble que les sociétés traditionnelles aient plutôt cherché à échapper au travail; idéal humain : le rentier !
  3. Le temps relationnel. Il inclut, par exemple, la vie familiale et amicale, les loisirs, la culture. Contrairement au temps précédent, c'est un temps sans contrat.
  4. Le temps spirituel (au sens large) ou temps du sens. C'est actuellement le plus menacé. Il permet de prendre de la hauteur par rapport à la vie quotidienne, à ses joies, à ses difficultés et aux questions qu'elle pose. En un sens, il s'agit là d'arrêter le temps, de se placer hors du temps habituel pour mieux y revenir. C'est un moment de retrait pour reprendre conscience de l'essentiel (pourquoi je suis devenu médecin?) et ainsi échapper à l'usure et à la médiocrité. Se ré-axer dans sa vraie perspective et venir à son authentique soi-même.
  5. Sagesse du temps. La bonne mise en place de ces trois temps relève d'une véritable sagesse. Elle prend en compte l'ensemble de l'homme (intégralité). Elle se base sur la qualité plutôt que sur la quantité. Elle réduit le stress au bénéfice d'une plus grande sérénité personnelle et relationnelle. Elle augmente la lucidité en apaisant l'excitation du désir immédiat par une prise de distance en faveur du long terme et du durable. Elle privilégie l'approfondissement de soi sur la satisfaction immédiate de désirs amplifiés par une stimulation excessive dans une  société de consommation (résistance).

Ni la science, ni les idéologies,ni l'économie n'ont tenu leurs promesses. Nous avons idolâtré l'économie en nous prosternant ridiculement devant un pouvoir sacré : le pouvoir d'achat !!!           

 

Par Premdas - Publié dans : Psychologie Spiritualité
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Mercredi 11 août 2010 3 11 /08 /Août /2010 10:34

Pourrais-je me permettre de paraphraser le Bouddha en déclarant que "tout est malaise" ou, plus exactement, que "tout homme vit dans le malaise" - un malaise diffus mais tenace dont tous n'auraient pas clairement conscience? D'innombrables spécialistes analysent, sous de multiples angles, les problèmes humains. Sri Aurobindo (1872-1950) propose, quant à lui, de poser un regard évolutif sur la question. Sa façon de voir se répand dans les milieux du Nouvel Age, plutôt dénommé actuellement "Nouveau Paradigme".

 

Très brièbement exprimé, l'homme contemporain souffre de manque d'être, parce que l'humanité amorce actuelement un bond évolutif vers un homme plus acompli. D'ailleurs, il est curieux que certains interprètent les événements de mai 68 comme un soubresaut de cette tentative, et pour trois raisons : ils ne se sont pas déroulés en un seul pays (universalité); ils étaient portés par une demande de changement (évolution); ils ont reçu de multiples explications dont aucune en serait pleinement satisfaisante (intervention possible d'une énergie supérieure).

 

Si l'on admet cette intuition d'une évolution en train de se prolonger, il est logique que toute une part de l'humanité se trouve mal dans sa peau, formant une classe de déséquilibrés de l'en-avant. Pour eux, l'homme est le fruit du futur plus que du passé. Ils devinent en eux comme une graine d'avenir, une étrange aspiration vers "autre chose". Celle-ci reste bien difficile à définir mais s'impose pourtant plus impérieusement qu'une vérité rationnelle. Disons qu'il n'est cependant pas irrationnel de penser que l'immense labeur de l'évolution poursuit son oeuvre.

 

Peut-on classer ces malades du futur dans une catégorie bien précise ou sont-ils hors normes? Réformateurs? Eveileurs? Nouveaux humanitaires? Révolutionnaires? Certains les nomment "évolutionnaires". Ces éternels insatisfaits seraient-ils des insatisfaits de l'Eternel? Des chercheurs cherchés, aux prises avec un Dieu inlassablement évoluteur? Ils risquent de se sentir bien seuls dans leur parcours "utopique"...et atypique. Eux-mêmes refusent l'isolement puisqu'ils se veulent au service de l'attraction de demain pour le bien de l'humanité tout entière.

Par Premdas - Publié dans : Psychologie Spiritualité
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Dimanche 24 janvier 2010 7 24 /01 /Jan /2010 10:26
         En son essence, l'Evangile n'est pas parole de Loi, mais parole qui donne que je fasse, que je puisse.
        Jésus a deux dimensions : être vers (le Père) - être avec (les hommes).
Je ne connais la semence que par le fruit. Je ne connais l'Ecriture qu'à partir de la Résurrection qui en est le fruit.
        Au tout début de l'évangile   de Jean, le"commencement" est l'inaugural,  l'instaurant qui ouvre et qui maintient.
        "Tu es mon Fils" est la déclaration d'Amour  (agapè) qui ouvre l'Evangile et qui ne s'adresse pas seulement à Jésus mais à tous les hommes. Nous ne sommes pas Fils à côté de Jésus. Jésus est le Fils unifiant; les hommes sont les "enfants" unifiés dans le Fils unifiant. C'est une façon de dire la Résurrection.
        La question de l'Evangile n'est pas "Qui a créé le monde?" mais "Qui règne?". Sa réponse : nous sommes sous le règne de la mort et du meurtre.
        La vie a un rapport complexe avec la mort. La mort est un des lieux les plus essentiels de la vie.
        Chaque point de notre vie est à la fois mort et vie.
La mort du Christ est un bonheur absolu pour l'humanité.
        La mort n'est pas pour la mort.
La bienheureuse mort du Christ est assumée sur un mode qui inverse le sens de la mort.
        Jésus change le sens de la mort en en faisant le lieu d'une pure donation.
Ce qui régit les rapports humains n'est ni le droit, ni le devoir, mais le don.
        Quand je ne parle qu'en termes de droit et de devoir, je n'ai pas encore entendu le premier mot de l'Evangile.
          Aimer, ce n'est pas donner. C'est SE donner.
        La vie du Christ est donnée avant dêtre prise : on ne peut donc pas la prendre. L'acquiescement du Christ à sa mort change le sens de sa mort.
        L'Evangile est dénégation de la mort : c'est la mort traversée par la Résurection.
Jésus donne sa vie et la reprend chargée de nous.
        Le Je christique de Résurrection nous inclut. C'est un Je plus grand. Il s'agit de revisiter ma naissance. Mon je natif n'épuise pas ce que je suis. Il existe un "Je majeur" (mais insu) dont l'essence est la donation. Il s'agit d'accéder à la dimension de Résurrection et de me réidentifier dans cette direction.
        Le "monde" est la région de la mort parce qu'il est crispation dans la solitude, refermement sur soi. Or le propre de l'homme est d'être hors de soi; son propre est d'être "ouvert à". L'homme assure son in-stance dans la mesure où il accepte d'être une ex-stance. La prise est méprise.
        Le Christ est "venir". Ceci n'est pas à mettre en rapport avec l'incarnation mais avec la Résurrection. Jésus vient à nous comme Ressuscité. Cela implique un départ. Jésus vient vers nous pour autant qu'il va au Père et qu'il est dans sa dimension de Fils.
Tous les chapitres de Jean racontent l'accomplissement de l'humanité. Par l'homme accompli est manifesté le Fils de Dieu.

                       Perles glanées au cours d'un enseignement sur l'Evangile de Jean

Par Premdas - Publié dans : Spiritualité
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Jeudi 8 octobre 2009 4 08 /10 /Oct /2009 10:08
Je suis allé à une conférence philosophique où j'ai pris les notes suivantes qui pourront t'intéresser.

Nous arrivons sur terre, pour ainsi dire, à l'inverse de ce que nous avons à devenir; autrement dit nos LIMITES (physiques, psychologiques...) sont extrêmement importantes parce que c'est à partir d'elles que nous pourons aller à la rencontre du joyau que nous sommes. C'est en traversant petit à petit nos maladies que nous parviendrons à notre puissance unique particulière.
Il ne faut donc pas parler en termes de maladie-guérison, mais en termes positifs d'accomplissement.
Il s'agit d'ACCEPTER la blessure et d'y entrer pour que la lumière puisse y pénétrer. Acceptation signifie joie. Le "non" à la souffrance représente l'obstacle majeur. "Un être totaement dans le "oui" à chaque instant est totalement dans la joie à chaque instant". En effet, il n'y a pas de couple joie-souffrance au sens où ne pourrait exister que l'une ou l'autre, sans coexistence possible. La joie n'est pas le contraire de la souffrance. Les deux peuvent se vivre simultanément parce qu'elles ne se situent pas au même niveau de notre être. La souffrance se situe à la superficie et la vraie joie dans la profondeur.
Si nous prenons véritablement conscience de notre souffrance et si nous l'acceptons, elle peut d'ailleurs s'estomper assez vite. Une souffrance n'est insupportable que si on la refuse.
L'homme est entièrement fait de pulsions. La société actuelle nous pousse à les satisfaire rapidement, pour ne pas dire immédiatement. Elle joue sur notre COMPULSIVITE. Or la satisfaction d'une pulsion vise à l'apaisement (momentané et trompeur) de nos tensions. Elle nous empêche donc de nous tenir dans nos tensions et nos blessures. Elle paralyse un véritable travail sur soi. Exemple : la "fièvre acheteuse", la soif de paraître et l'addiction au faire. La compulsion est une "tension vers une détente", détente qui va nous empêcher de sentir ce qui se passe vraiment en nous, d'entrer dans notre blessure et de nous y installer.
Tout cela suppose une discipline, en particulier le renoncement à ce que nous appelons la "VOLONTE". Celle-ci s'enracine dans l'ego qui ne peut pas être à l'origine de notre accomplissement, lequel suppose une altérité et une ouverture sur un au-delà.
Par Premdas - Publié dans : Psychologie Spiritualité
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Mardi 21 avril 2009 2 21 /04 /Avr /2009 10:22

Super! Figure-toi que j'ai eu la chance de participer à une session de quatre jours sur l'Ennéagramme. Ce mot bizarre désigne un système psychologique qui tente de mettre de l'ordre dans la multitide bigarrée des humains que nous sommes. Selon lui, nous pouvons tous être ramenés à neuf types d'homme fondamentaux. Le mot vient en effet du grec "ennea" qui signifie "neuf".

Neuf, et pas un de plus. Car, si tu ne parviens pas à déterminer ton type,, ou bien si le type qui te semble coller le mieux à ton caractère ne te plait pas, tu risque de te dire qu'il faudrait créer un dixième type qui te conviendrait mieux! Mais non! Il faut voir la réalité en face et l'accepter.

Nous étions 17, en comptant l'animateur. Celui-ci s'est montré à la fois compétent et pédagogue, usant d'humour et se mettant lui-même en cause. Il était quelque chose comme un participant plus avancé. Et il a détendu l'atmosphère en rappelant, à plusieurs reprises, qu'il n'y avait pas de type supérieur à un autre.

Ainsi le groupe est vite devenu très amical, chacun se moquant un peu de lui-même en découvrant,à l'occasion d'une réaction ou d'une réflexion spontanées, qu'il était bien un "quatre" ou un "neuf".

L'Ennéagramme est utilisé dans les milieux soufis par les maîtres à qui il permet de mieux connaître leurs disciples pour mieux les aider. Il rend en effet possible de dégager les grandes lignes de ce que les débuts de la vie ont fait de toi.

Cela ne signifie pas que tous les membres relevant d'un même type se ressemblent trait pour trait. Les choses sont plus complexes car d'autres éléments ont pu intervenir, en particulier le travail sur soi. Et puis on subit généralement l'influence d'un numéro voisin, une "aile" comme on dit. Le danger serait de classer absolument et définitivement quelqu'un comme s'il était irrémédiablement bloqué, sans aucune capacité d'évolution. Cependant, selon la tradition de l'Ennéagramme, les grandes tendances naturelles subsistent toujours.

Ma conclusion : un bon moyen d'avancer dans la connaissance de soi et la compréhension des autres. Evidemment, ce n'est pas une psychanalyse!

Par Premdas - Publié dans : Spiritualité
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Mardi 9 septembre 2008 2 09 /09 /Sep /2008 10:03

Vois-tu, j'ai profité des vacances pour lire l'ouvrage de Léonard Laskow : "L'Amour, Energie Subtile de la Guérison". Je t'avoue tout de suite que je n'ai pas absolument tout compris, en particulier les développements scientifiques de l'auteur, qui est médecin gynécologue. Cependant le seul intitulé du livre m"avait intrigué : il insiste sur l'amour plutôt que sur l'invitation, plus courante, à la prise de conscience. Non que l'amour ne soit pas aussi prise de conscience. "On ne voit bien qu'avec le coeur". 

Mais l'expression "prise de conscience" invite à une démache de l'ordre de la connaissance (éventuellement aimante), alors que l'invitation à l'amour met en avant une union source de connaissance. La différence entre une connaissance aimante et un amour connaissant. Ainsi, dans la Bible, une femme "connaît" un homme lorqu'elle a fait l'amour avec lui. En passant de la connaissance par l'intellect à la connaissance par l'amour, nous glissons de la tête à la poitrine. C'est que les lieux du corps que nous fréquentons ne sont pas indifférents au le modelage de nos âmes n'est pas indifférent aux lieux du corps que nous fréquentons.

Le livre se veut cependant plus holistique que ne le laisse entendre son titre. En effet l'auteur précise que son processus de guérison nécessite quatre éléments : le savoir, l'amour, la volonté et l'âme. Le premier nous rend conscients de ce que nous cherchons. Le second nous y relie. La volonté est l'élan qui nous permet d'agir dans l'optique choisie. Et l'âme est le guide profond des trois premiers principes.

L'auteur fait une remarque intéressante et, si elles est exacte, fondamentale. A l'origine de leur choix, les professionnels de la santé ont tous eu, plus ou moins, une "fibre humaniste" (amour). Mais elle risque de s'user progressivement au cours d'une formation qui se veut, évidemment, très scientifque (connaissance). Ainsi s'effrite la motivation première "qui consistait à établir des rapports avec les autres en vue de les soigner"  (amour).

Laskow propose, lui, une démarche "psychoénergétique" qui entend revenir à la motivation d'origine pour amplifier la dimension humaine de toute pratique de soins. Il souligne que, de toute manière, il existe toujours des écnanges énergétiques entre soignant et patient. Au soignant de communier au patient par énergies positives, et au patient de s'aimer lui-même pour débloquer ses propres capacités de guérison. Hippocrate aurait écrit, il y a plus de deux mille ans, que certains patients "recouvrent la santé simplement parce qu'ils sont satisfaits de leur médecin".

Par Premdas
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Dimanche 7 septembre 2008 7 07 /09 /Sep /2008 08:16
Comme il m'est agréable de penser que le fond de moi-même n'est pas le désert de Gobi! En fait, c'est une oasis où ça verdoie, une terre fertile où ça pousse, où, en tout cas, ça peut pousser. Eh oui! puisque Jésus a le culot de dire que Dieu le Père n'est qu'un semeur maladroit qui gaspille ses grains de blé en les projetant n'importe où. Mais si Dieu se montre mauvais paysan, c'est parce qu'il est bon: il lance ses graines n'importe où pour donner sa chance à tout le monde. Résultat : voici qu'une réalité minuscule et puissante a élu domicile à la racine de nous tous. Elle aimerait bien que l'on s'occupe d'elle. Mais alors, il s'agirait de prendte conscience de son l'existence!

Et voilà, cher ami : ni toi, ni moi, ne sommes n'importe qui. Dieu semble bien nous trouver très intéressants, capables de déploiement et aptes à porter du fruit. Au fond, nous ne sommes ni mort, ni néant, mais vie, force et fécondité. Quand on a réalisé cela, c'est toute une aventure qui se déclenche - pas celle, bien sûr, que l'environnement propose : produire, fabriquer, être efficace. Non, c'est ici une longue histoire de vie qui commence,  de vie, c'est à dire d'amplitude et de fécondité.

Précisions étonnantes sur la semence. Jésus déclare que le grain qui meurt porte beaucoup de fruits. Il parle ici de lui-même et de sa propre mort. Conclusion : notre semence, c'est le Christ. Et qui est ce Christ? Le Fils fondamental. Ainsi Dieu "arrose"; il répand sur les homes - sur tous les hommes - une pluie filiale. Chacun est ensemencé de filialité. Chacun est habité par une graine de nouvelle naissance, par une possibilité de croître, par une potentialité de plus grande Vie - la vie filiale de relation intime avec Dieu.

Comme la graine des champs a besoin de la pluie, notre graine intime a besoin de l'Energie christique qui nous filialise. Je peux prendre un outil, ou prendre un verre ...ou même prendre le train (c'est plutôt l'inverse...), mais je ne peux pas prendre l'Energie Supérieure. Je ne peux que l'accueillir, comme la terre accueille la pluie. Je ne peux que l'accueillir et la demander, comme je demande à quelqu'un de plus grand que moi de me passer un objet hors de ma portée. Et puis l'amour est étranger à la mainmise. Il ne s'achète pas . Il ne naît pas sur injonction.

Ainsi donc, c'est une grande joie pour moi de découvrir ma grandeur d'être divinement ensemencé.
Par Premdas
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Vendredi 5 septembre 2008 5 05 /09 /Sep /2008 10:30
Plutôt que de parler d'un seul être personnel auteur de tout le mal, Sri Aurobindo utilise les termes de forces adverses, hostiles ou obscures. On voit donc que, pour lui, le mal n'est pas seulement une absence de bien : il existe des forces réelles invisibles qui veulent le mal. Hitler aurait été  possédé et manipulé par l'une des plus grandes d'entre elles (Voir le livre "Hitler and his God" par Georges Van Vrekhem).

Nos difficultés peuvent, bien sûr, provenir de notre ignorance, de notre inconscience, des diverse blessures de notre passé, ou encore de handicaps de naissance. Mais si tout cela fait de la vie une lutte, il existe aussi un combat contre des énergies invisibles qui nous attaquent et peuvent provoquer des crises violentes au fond de nous. Certains vont même jusqu'à parler d'un "double obscur" (une sorte de mauvais ange) qui s'attacherait tout spécialement au chercheur spirituel. Il représenterait exactement le contraire du but auquel le chercheur est appelé. Si donc celui qui a un double pouvait le voir, il saurait exactement, par contraste, le sens de sa vie sur la terre. Remarque importante : ce double négatif peut être visible, par exemple quelqu'un de l'entourage qui créera le plus possible d'obstacles au chercheur. Mais, en même temps, ces obstacles vont renvoyer plus intensément et plus fréquemment l'homme de lumière à son travail spirituel. 
 
Revenons aux forces adverses en général. Leurs attaques seront d'autant plus violentes que le chercheur fait beaucoup de progrès. C'est ainsi qu'un maître spirituel faisait remarquer à son disciple qu'il rencontrait soudain beaucoup de difficultés parce qu'il venait de réaliser de grands progrès dans l'amour du Divin. Il avait ainsi fait perdre du terrain aux forces obscures qui réalisaient qu'elles étaient en train de perdre de leur pouvoir sur lui.

Les embûches placées par les énergies ténébreuses peuvent être, par exemple, un grand découragement, quelque chose comme de la dépression. Le mal tente de persuader le chercheur qu'il ne fait aucun progrès ou que, s'il en a fait, ça ne vaut pas grand-chose. Une mystique hindoue contemporaine disait que les forces adverses se faufilent par nos propres failles psychologiques, nos tendances négatives, nos faiblesses et nos imperfections. Remède : rester dans le calme et l'abandon en faisant appel à l'Energie d'En-haut. 
Par Premdas
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