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  • : Premdas
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  • : 10/01/1939
  • : Spiritualité religion sens de la vie
  • : Je suis passionné par le sens spirituel de la vie. Je me situe comme disciple du Christ ayant trouvé un grand enrichissement dans l'Hindouisme et les nouvelles quêtes spirituelles. J'ai eu un maître tantrique.

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Mardi 21 avril 2009

Super! Figure-toi que j'ai eu la chance de participer à une session de quatre jours sur l'Ennéagramme. Ce mot bizarre désigne un système psychologique qui tente de mettre de l'ordre dans la multitide bigarrée des humains que nous sommes. Selon lui, nous pouvons tous être ramenés à neuf types d'homme fondamentaux. Le mot vient en effet du grec "ennea" qui signifie "neuf".

Neuf, et pas un de plus. Car, si tu ne parviens pas à déterminer ton type,, ou bien si le type qui te semble coller le mieux à ton caractère ne te plait pas, tu risque de te dire qu'il faudrait créer un dixième type qui te conviendrait mieux! Mais non! Il faut voir la réalité en face et l'accepter.

Nous étions 17, en comptant l'animateur. Celui-ci s'est montré à la fois compétent et pédagogue, usant d'humour et se mettant lui-même en cause. Il était quelque chose comme un participant plus avancé. Et il a détendu l'atmosphère en rappelant, à plusieurs reprises, qu'il n'y avait pas de type supérieur à un autre.

Ainsi le groupe est vite devenu très amical, chacun se moquant un peu de lui-même en découvrant,à l'occasion d'une réaction ou d'une réflexion spontanées, qu'il était bien un "quatre" ou un "neuf".

L'Ennéagramme est utilisé dans les milieux soufis par les maîtres à qui il permet de mieux connaître leurs disciples pour mieux les aider. Il rend en effet possible de dégager les grandes lignes de ce que les débuts de la vie ont fait de toi.

Cela ne signifie pas que tous les membres relevant d'un même type se ressemblent trait pour trait. Les choses sont plus complexes car d'autres éléments ont pu intervenir, en particulier le travail sur soi. Et puis on subit généralement l'influence d'un numéro voisin, une "aile" comme on dit. Le danger serait de classer absolument et définitivement quelqu'un comme s'il était irrémédiablement bloqué, sans aucune capacité d'évolution. Cependant, selon la tradition de l'Ennéagramme, les grandes tendances naturelles subsistent toujours.

Ma conclusion : un bon moyen d'avancer dans la connaissance de soi et la compréhension des autres. Evidemment, ce n'est pas une psychanalyse!

Par Premdas - Publié dans : Spiritualité
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Mardi 9 septembre 2008

Vois-tu, j'ai profité des vacances pour lire l'ouvrage de Léonard Laskow : "L'Amour, Energie Subtile de la Guérison". Je t'avoue tout de suite que je n'ai pas absolument tout compris, en particulier les développements scientifiques de l'auteur, qui est médecin gynécologue. Cependant le seul intitulé du livre m"avait intrigué : il insiste sur l'amour plutôt que sur l'invitation, plus courante, à la prise de conscience. Non que l'amour ne soit pas aussi prise de conscience. "On ne voit bien qu'avec le coeur". 

Mais l'expression "prise de conscience" invite à une démache de l'ordre de la connaissance (éventuellement aimante), alors que l'invitation à l'amour met en avant une union source de connaissance. La différence entre une connaissance aimante et un amour connaissant. Ainsi, dans la Bible, une femme "connaît" un homme lorqu'elle a fait l'amour avec lui. En passant de la connaissance par l'intellect à la connaissance par l'amour, nous glissons de la tête à la poitrine. C'est que les lieux du corps que nous fréquentons ne sont pas indifférents au le modelage de nos âmes n'est pas indifférent aux lieux du corps que nous fréquentons.

Le livre se veut cependant plus holistique que ne le laisse entendre son titre. En effet l'auteur précise que son processus de guérison nécessite quatre éléments : le savoir, l'amour, la volonté et l'âme. Le premier nous rend conscients de ce que nous cherchons. Le second nous y relie. La volonté est l'élan qui nous permet d'agir dans l'optique choisie. Et l'âme est le guide profond des trois premiers principes.

L'auteur fait une remarque intéressante et, si elles est exacte, fondamentale. A l'origine de leur choix, les professionnels de la santé ont tous eu, plus ou moins, une "fibre humaniste" (amour). Mais elle risque de s'user progressivement au cours d'une formation qui se veut, évidemment, très scientifque (connaissance). Ainsi s'effrite la motivation première "qui consistait à établir des rapports avec les autres en vue de les soigner"  (amour).

Laskow propose, lui, une démarche "psychoénergétique" qui entend revenir à la motivation d'origine pour amplifier la dimension humaine de toute pratique de soins. Il souligne que, de toute manière, il existe toujours des écnanges énergétiques entre soignant et patient. Au soignant de communier au patient par énergies positives, et au patient de s'aimer lui-même pour débloquer ses propres capacités de guérison. Hippocrate aurait écrit, il y a plus de deux mille ans, que certains patients "recouvrent la santé simplement parce qu'ils sont satisfaits de leur médecin".

Par Premdas
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Dimanche 7 septembre 2008
Comme il m'est agréable de penser que le fond de moi-même n'est pas le désert de Gobi! En fait, c'est une oasis où ça verdoie, une terre fertile où ça pousse, où, en tout cas, ça peut pousser. Eh oui! puisque Jésus a le culot de dire que Dieu le Père n'est qu'un semeur maladroit qui gaspille ses grains de blé en les projetant n'importe où. Mais si Dieu se montre mauvais paysan, c'est parce qu'il est bon: il lance ses graines n'importe où pour donner sa chance à tout le monde. Résultat : voici qu'une réalité minuscule et puissante a élu domicile à la racine de nous tous. Elle aimerait bien que l'on s'occupe d'elle. Mais alors, il s'agirait de prendte conscience de son l'existence!

Et voilà, cher ami : ni toi, ni moi, ne sommes n'importe qui. Dieu semble bien nous trouver très intéressants, capables de déploiement et aptes à porter du fruit. Au fond, nous ne sommes ni mort, ni néant, mais vie, force et fécondité. Quand on a réalisé cela, c'est toute une aventure qui se déclenche - pas celle, bien sûr, que l'environnement propose : produire, fabriquer, être efficace. Non, c'est ici une longue histoire de vie qui commence,  de vie, c'est à dire d'amplitude et de fécondité.

Précisions étonnantes sur la semence. Jésus déclare que le grain qui meurt porte beaucoup de fruits. Il parle ici de lui-même et de sa propre mort. Conclusion : notre semence, c'est le Christ. Et qui est ce Christ? Le Fils fondamental. Ainsi Dieu "arrose"; il répand sur les homes - sur tous les hommes - une pluie filiale. Chacun est ensemencé de filialité. Chacun est habité par une graine de nouvelle naissance, par une possibilité de croître, par une potentialité de plus grande Vie - la vie filiale de relation intime avec Dieu.

Comme la graine des champs a besoin de la pluie, notre graine intime a besoin de l'Energie christique qui nous filialise. Je peux prendre un outil, ou prendre un verre ...ou même prendre le train (c'est plutôt l'inverse...), mais je ne peux pas prendre l'Energie Supérieure. Je ne peux que l'accueillir, comme la terre accueille la pluie. Je ne peux que l'accueillir et la demander, comme je demande à quelqu'un de plus grand que moi de me passer un objet hors de ma portée. Et puis l'amour est étranger à la mainmise. Il ne s'achète pas . Il ne naît pas sur injonction.

Ainsi donc, c'est une grande joie pour moi de découvrir ma grandeur d'être divinement ensemencé.
Par Premdas
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Vendredi 5 septembre 2008
Plutôt que de parler d'un seul être personnel auteur de tout le mal, Sri Aurobindo utilise les termes de forces adverses, hostiles ou obscures. On voit donc que, pour lui, le mal n'est pas seulement une absence de bien : il existe des forces réelles invisibles qui veulent le mal. Hitler aurait été  possédé et manipulé par l'une des plus grandes d'entre elles (Voir le livre "Hitler and his God" par Georges Van Vrekhem).

Nos difficultés peuvent, bien sûr, provenir de notre ignorance, de notre inconscience, des diverse blessures de notre passé, ou encore de handicaps de naissance. Mais si tout cela fait de la vie une lutte, il existe aussi un combat contre des énergies invisibles qui nous attaquent et peuvent provoquer des crises violentes au fond de nous. Certains vont même jusqu'à parler d'un "double obscur" (une sorte de mauvais ange) qui s'attacherait tout spécialement au chercheur spirituel. Il représenterait exactement le contraire du but auquel le chercheur est appelé. Si donc celui qui a un double pouvait le voir, il saurait exactement, par contraste, le sens de sa vie sur la terre. Remarque importante : ce double négatif peut être visible, par exemple quelqu'un de l'entourage qui créera le plus possible d'obstacles au chercheur. Mais, en même temps, ces obstacles vont renvoyer plus intensément et plus fréquemment l'homme de lumière à son travail spirituel. 
 
Revenons aux forces adverses en général. Leurs attaques seront d'autant plus violentes que le chercheur fait beaucoup de progrès. C'est ainsi qu'un maître spirituel faisait remarquer à son disciple qu'il rencontrait soudain beaucoup de difficultés parce qu'il venait de réaliser de grands progrès dans l'amour du Divin. Il avait ainsi fait perdre du terrain aux forces obscures qui réalisaient qu'elles étaient en train de perdre de leur pouvoir sur lui.

Les embûches placées par les énergies ténébreuses peuvent être, par exemple, un grand découragement, quelque chose comme de la dépression. Le mal tente de persuader le chercheur qu'il ne fait aucun progrès ou que, s'il en a fait, ça ne vaut pas grand-chose. Une mystique hindoue contemporaine disait que les forces adverses se faufilent par nos propres failles psychologiques, nos tendances négatives, nos faiblesses et nos imperfections. Remède : rester dans le calme et l'abandon en faisant appel à l'Energie d'En-haut. 
Par Premdas
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Dimanche 2 mars 2008
K-C. Sen joua un rôle capital dans le réveil de l'Inde au 19ème siècle. Il a tenté une synthèse entre Hindouisme et Christianisme.

          Parmi les célèbres conférences que prononça  Sen dans le grand hall de Calcutta, il y en eut une qui causa bien des remous. En effet, lui qui était d'origine hindoue, avait audacieusement intitulé son exposé : "Ce merveilleux mystère : la Trinité" ! 
          Jésus avait toujours été pour lui un personnage capital . Vers la fin de sa vie, il explique donc ce qu'il a compris de lui. Il déclare que Jésus est d'abord Fils et que, de tout temps, il vit dans et de la relation à un Père. Tous deux "irradient l'un vers l'autre" et "se perdent dans l'éblouissante splendeur de l'Un suprême". Cette relation est structurale et inamovible : jamais le Fils ne se métamorphosera en Père. Autrement dit, l'unité est habitée par une dualité indestructible. L'Un s'y réconcilie avec le Multiple.
         Jésus est aussi le Ressuscité. Ici Sen se démarque de certains courants religieux asiatiques en précisant qu'il ne s'agit pas là d'une immersion dans le Divin jointe à une disparition de l'humanité. Aussi Jésus est-il toujours avec Dieu "comme son fils humain". Jésus étant pour lui essentiellement et définitivement fils, Sen déclare : "Je vais à mon Christ pour apprendre ce que doit être un fils. Dieu m'enseigne la divinité. Le Christ m'enseigne l'humanité. Qu'est-ce que le Christianisme sinon la religion de l'humanité? ou même le culte de l'humanité?"
           En vénérant le Christ, nous rendons un culte à un frère - "étrange culte". "C'est la gloire du Christianisme qu'il ne soit pas seulement la religion de la Divinité,mais aussi, et d'une manière éminente, la religion de l'humanité".
Par Premdas
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Jeudi 31 janvier 2008
                Que n'a-t-on pas dit sur ce pauvre Jésus ! Et pourtant,  j' ai assisté récemment à une conférence où ce que j'avais déjà entendu a été dépassé, pulvérisé ! Certains, ça je le savais, pensent que Jésus n'était pas Dieu au départ, mais qu'il l'est devenu au moment de son baptême. Ce serait seulement à partir de ce moment-là que le Christ est venu habiter en lui. 

                J'avais aussi lu que certains croient en deux Jésus. Chacun représenterait une des deux lignées  de l'humanité, l'une plutôt de type asiatique, l'autre plutôt de type judéochrétien. Les deux Jésus se retrouvent en même temps dans le même lieu :  le temple de Jérusalem. Et alors l'essentiel de l'un  passe dans l'autre, produisant le Jésus authentique et complet, vrai représentant de l'humanité dans ses deux lignées.

               Selon d'autres encore, Jésus est mort au Cachemire où se trouverait son tombeau (dont j'attends toujours que quelqu'un me fournisse l'adresse). J'ai eu l'occasion de lire un livret rédigé par un moine errant indien chrétien. Apprenant que certains véhiculaient l'idée d'une fin de vie de Jésus au Cachemire, il se lança dans une enquête qui vérifierait le bien-fondé de cette assertion. Et il souhaitait qu'elle soit vraie car il aurait été heureux que Jésus ait vécu dans sa propre patrie. A sa grande déception, il dut reconnaître que tout cela était faux.

              Mais venons-en à ma conférence. On enseignait là aussi que Jésus, n'étant pas mort sur une croix, avait passé ses derniers jours au Cachemire. Plus fort : il y avait eu des enfants. Plus fort encore : à notre époque, un descendant de Jésus, un "juif kashmiri" (sic),  a hébergé  la conscience christique, devenant, en quelque sorte, la réincarnation de Jésus. Et il est allé accomplir sa mission en Iran.

               Tenez-vous bien : vous le connaissez. Il s'agit - toujours plus fort ! - de l'ayatollah Khomeiny. Son rôle était de faire ressortir le négatif de l'Islam en vue de le purifier. Sommet : lorsque l'on regarde la photo de ce saint Khomeiny, on reconnaît Jésus, en plus âgé. Heureuses gens qui ont eu la grâce insigne de mettre la main sur une photographie de Jésus !!!
Par Premdas
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Samedi 26 janvier 2008
        Il y a 30 ans, je suis allé en Inde afin d'y prendre contact avec un maître que je n'avais rencontré qu'un cout moment mais qui m'avait impressionné. Il m'a essentiellement demandé de méditer  deux fois par jour, pendant 30 minutes et à heure fixe. On m'avait chanté les louanges de ce maître du tantra cachemirien. Il était très puissant. Je m'attendais donc à de merveilleuses méditations pleinesdedécouvertes transcendantes et agréables.

        Je me suis donc lancé avec enthousiasme dans l'aventure, mais j'ai bien vite déchanté. A ma profonde déception, c'est en effet l'ennui qui s'est présenté. Je me suis retrouvé plongé dans un ennui véritablement mortel, d'un poids, d'une épaisseur et d'une obscurité tout à fait indescriptibles. Parfois, n'y tenant plus, je regardais ma montre et je me disais : "Encore dix minutes...encore cinq minutes".

        Mais, au bout d'un long temps de cette activité immobile et crucifiante(plusieurs années), il m'a été donné de réaliser que je me souciais trop de méditer pour moi, pour progresser, pour réaliser mon idéal. J'ai alors fait comme un saut dans la gratuité. Et je me suis mis à m'asseoirn, non plus pour moi-même, mais pour un Au-delà de moi-même.

        En somme, je me suis alors assis pour rien - mais un rien qui mériterait peut-être une majuscule. "Le juste vit sans pourquoi" prêchait maître Eckhart. 'La rose vit sans pourquoi" écrira plus tard Angelus Silesius. J'ai donc commencé à être libéré du "pourquoi" et du "parce que". Je me suis timidement lancé dans une voie plus dégagée des impératifs du mental.

Par Premdas
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Vendredi 11 janvier 2008
                Il y a 12 jours, j'ai participé à une recontre interspirituelle de 52 heures. Nous étions 24, de tous âges. Des membres de 3 religions étaient présents : Baha'is, hindous et chrétiens. Nous désirions nous rencontrer au niveau le plus profond, celui de l'expérience spirituelle. Pas question, donc, de partir dans des échanges théologiques ou métaphysiques. Il ne s'agissait pas d'être savant mais d'être branché.
                C'était du sérieux ! Méditation à 6h30 suivie d'une heure d'exposé sur la recherche intérieure. A la suite du petit déjeûner se déroulait une journée bien pleine : réunions en grand groupe ou en ateliers, temps desolitude. Tout cela prenait diverses formes, y compris ludiques.
                J'ai beaucoup apprécié une rencontre de création de textes. C'était une sorte d'écriture intuitive. Il s'agissait de s'asseoir confortablement sur sa chaise, un stylo à la main, devant une feuille de paier. Il nous a été conseillé de fermer les yeux, de respirer lentement et d'apaiser notre mental. Des mots, nous a-t-on dit, se présenteraient alors à notre esprit. Et, surprise, ils se sont présentés ! Nous les écrivions, yeux fermés. Puis il nous a été demandé d'ouvrir les yeux et de rédiger un texte à partir de ces mots . 
             Ensuite, beaucoup ont accepté de lire leur texte à voix haute. C'était stupéfiant ! Les textes dégageaient un optimisme étonnant. Comme si chacun, au-delà de l'ombre de ses problèmes, cachait en lui un espace de lumière et d'espoir.
Par Premdas
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Vendredi 11 janvier 2008
                J'ai envie de partager avec toi un échange que j'ai eu le plaisir de vivre hier soir. Des "marcheurs" ont parlé de ce que leur apportait l'expérience de la marche, soit en solitaire, soit en groupe. Le temps que les uns et les autres y avaient consacré variait : de quelques jours...à 11 mois (pour un pélerinage à Jérusalem).
                Je me suis aperçu que la marche représentait bien plus qu'une simple action physique, en écoutant chacun dire l'enrichissement qu'elle lui avait apporté :"On est réduit à l'essentiel", "on s'aperçoit qu'il est possible de vivre plus simplement qu'on ne nous le fait croire dans notre société de marchandise", "Ca allège, ça dépouille", "On est plus vivant en marchant".
                Marcher, c'est "aller vers un ailleurs"; "On fait du ménage intérieur"; "On se retrouve seul et on se mesure";"La marche révèle nos faiblesses et nos peurs", "nos turbulences affectives", "nos angoisses d'avoir perdu nos repères quotidiens". C'est donc une aventure à tous points de vue.
                Mais qu'est-qui est le plus important : la marche elle mëme ou le lieu où elle mène - question qui se pose particulièrement dans les pélerinages, certains faisant remarquer la richesse d'e l' atmosphère de lieux où des gens ont prié depuis des siècles.
                                                                         ...et merci à tes yeux de m'avoir écouté.



               
Par Premdas
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Jeudi 10 janvier 2008
                Eh oui, j'aime mon ego.Et d'abord parce qu'il n'est pas si égoïste que tout le monde le prétend. Il n'est ni totalement étroit, ni totalement replié sur lui-même. Au contraire, il relie les diverses composantes de ma personnalité globale. Il me permet de ne pas éclater en mille morceaux puisqu'il unifie les multiples zones de moi-même.Il me donne de pouvoir dire "Je".
                Il me donne aussi de ne pas m'identifier à un rôle, à une fonction sociale par exemple. Il me permet de ne pas m'identifier à une "caste", une corporation, un milieu social...Je ne suis pas d'abord "monsieur l'avocat" ou "monsieur le maire". J'aime à être pris pour moi-même.
                Aimer l'ego ne signifie pas refuser d'avancer encore. Cela signifie que, si je ne suis pas bienveillant avec lui, il fera grève, se bloquera et refusera de progresser. Selon mon point de vue, l'ego n'a pas à se dissoudre au bénéfice d'un Impersonnel supérieur. Il devrait au contraire bénéficier d'une surpersonnalisation. Il se muera alors en Personne. Il est un mutant, comme l'ensemble de mon être. Et mon amitié pour lui le poussera à accepter plus volontiers d'évoluer pour passer à un état plus vaste que son état présent. Non as destruction totale mais relativisation de ce qu'il est pour qu'il s'en remette au dynamisme de plus grand que lui.

Et ballade-toi sur la rubrique "Pages"
                                                                                        Premdas



Par Premdas
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